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Категория: История на музейното дело в България
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La Bulgarie est un pays dont l’histoire remonte à plus de 1000 ans. L’étude etla conservation des monuments ont commencé au cours de la Renaissance bulgareau 18e siècle. Durant cette période très productive sur le plan de la vie spirituellede la nation, Paisij de Hilendar rédige l’ Histoire slavobulgare (1762) dans lemonastère éponyme sur le mont Athos. Dans cet ouvrage, il s’adresse à tous lesBulgares pour les inciter à étudier leur langue et leur histoire et à être fiers de leurnationalité
Le travail organisé autour des musées commence par l’instauration du premiermusée bulgare à Svishtov le 30 janvier 1856. La création de ce musée encouragel’étude de l’histoire et des monuments bulgares et révèle la puissance de laBulgarie au Moyen Âge, pendant les siècles prospères qui s’écoulent entre Byzanceet l’empire des Francs. Au 18e et au 19e siècles, bien que les Bulgares ne disposentpas d’un Étatnation, ils parviennent à établir une institution culturelleunique intitulée chitalishte (une bibliothèque et un centre socioculturel). Ces institutionsavaient pour mission première la conservation et la vulgarisation des livres(manuscrits et imprimés) en langue bulgare et pour mission secondaire, la préservationdes témoignages historiques de la tradition de l’État médiéval à travers lescollections des musées
Toutes les collections de musées à l’époque de la Renaissance bulgare sont lefait de donations. Une des réalisations majeures de la muséologie en Bulgarie deson origine à nos jours est d’avoir entretenu cette tradition de dons. En effet, les“bâtisseurs” de la Bulgarie récemment libérée au lendemain de la guerre russoturqueen 1877-1878 perpétuent cette pratique de la Renaissance
Le premier musée d’État de la Bulgarie est créé sous le gouvernement russede l’époque (1878-1879), au même moment que la Bibliothèque et le Musée nationaux
En 1892, le Musée national est séparé de la Bibliothèque et connaît uneévolution propre. À l’origine, il comprend trois collections indépendantes : les antiquités,l’ethnographie et la numismatique. En 1906, le département d’ethnographiedu Musée national est détaché pour former le Musée national d’ethnographie
Ainsi, rapidement, le pays compte deux musées nationaux. Le Musée nationald’archéologie est chargé en priorité de l’étude, de la préservation et de ladiffusion des monuments archéologiques bulgares à travers ses quatre départements:les antiquités, le moyen âge, la numismatique et les beaux-arts. De soncôté, le Musée ethnographique national rassemble, préserve et diffuse le matérielethnographique recensé sur le sol bulgare, ainsi que les documents historiques quiconcernent la Renaissance bulgare, dans deux départements distincts : l’ethnographieet l’histoire
Èñòîðèÿ íà ìóçåéíîòî äåëî â ÁúëãàðèÿAu cours de la dernière décennie du 19e siècle, deux types de musées dominent:central-état (c’est-à-dire les Musées nationaux) et local-public (centressocioculturels et bibliothèques, collections des écoles qui deviennent ensuite desmusées municipaux). La croissance rapide des musées locaux à la fin du 19e siècleet au début du 20e siècle contribue à la fondation de nombreuses associationsarchéologiques, qui sont instaurées dans presque toutes les villes du pays aprèsl’Indépendance. Beaucoup de citoyens enthousiastes y participent, car toutes cesassociations étaient consacrées aux fouilles sur les sites antiques et médiévaux desterres bulgares
De 1912 à 1918, la Bulgarie est impliquée dans trois guerres successives : lapremière guerre balkanique, la seconde guerre balkanique et la Première Guerremondiale. L’entre-deux-guerres est également une période très difficile pour lesmusées bulgares. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie connaîtd’importants bouleversements sociaux et le pays tombe sous l’influence del’Union soviétique. Progressivement, l’idéologie communiste imprègne toutes lessphères de la vie sociale et culturelle. Les expositions des musées sont conçues enfonction de la perspective idéologique adoptée sur les processus historiques
La période 1944-1989 se caractérise par une importante prolifération desmusées et une extension du patrimoine meuble et immeuble protégé dans le pays
Les ressources financières de la nation accordent par ailleurs des bourses à l’ensembledu système de préservation du patrimoine culturel et historique. Même s’iln’y avait aucune discipline universitaire portant le nom de muséologieen Bulgarieil y a encore peu de temps, des spécialistes hautement qualifiés sont formés autravail dans les musées. Des actions scientifiques spécialisées sont mises en oeuvre,associées en partie aux monuments culturels et naturels les plus importants deBulgarie, inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO: 166: Tombeauthrace de Svechtari, 3e siècle av. J.-C.; 167: Églises rupestres d’Ivanovo (13e-14e siècles); 168: Cavalier de Madara; 169: Ancienne Cité de Nessebar; 170:Église de Boyana (12e-17e siècles); 171: Monastère de Rila (10e-19e siècles);172: Tombe thrace de Kazanlak (4e siècle av. J.-C.); 165: Réserve naturelle deSrébarna; 173: Parc national de Pirin
Le changement de bord de 1989 a des conséquences sur l’ensemble des secteurspublics en Bulgarie, en particulier sur le secteur culturel. Les musées subissentdes mutations. La crise sociale et économique du pays rejaillit sur la préservationdes monuments culturels. Les priorités du programme politique cultureldans le domaine de la muséologie sont essentiellement: changer la législation;mettre en oeuvre des mécanismes d’information et de communication au niveaunational, en s’appuyant sur les nouvelles technologies d’information; restructurerles ressources financières disponibles et en trouver de nouvelles; examinerl’expérience des autres pays; instaurer des critères pour la conservation et la restaurationdes biens culturels mobiliers; organiser la recherche scientifique; promouvoiret communiquer; encourager la participation des musées bulgares auxprogrammes internationaux; soutenir financièrement l’équipement technique desmusées et des galeries bulgares,et enfin, intégrer les nouvelles technologies au coeurdu travail dans les musées.Bien que le pays ait connu des conditions économiquesassez difficiles, le nombrede musées et de galeries est resté le même. Aujourd’hui,le réseau de musées estcomposé de 13 musées et galeries nationaux, dirigéset soutenus financièrementpar le ministère de la Culture ; 193 musées et galeriesfinancés par les municipalités; un grand nombre de musées départementaux; ainsi que plus de 40 collectionsd’art dans les écoles, les bibliothèques et les centressocioculturels, les organisations publiques et les entreprises. Le nombre degaleries privées a augmenté; les premiers musées privés ont également vu le jour
Un des changements majeurs survenu après 1989 dans le secteur des muséesréside dans la possibilité de programmer des expositions sur le patrimoine cultureldes minorités ethniques et religieuses de la Bulgarie, ce qui était absolumentproscrit sous le régime communiste. Aujourd’hui, le Musée national d’ethnographieet les autres musées bulgares suivent la tendance internationale qui s’attacheà exposer la diversité des cultures et les cultures locales
La ratification du Traité d’adhésion à l’Union européenne (UE) par la Bulgariele 25 avril 2005 consacre la reconnaissance du travail et des efforts de tous lesBulgares pour atteindre les standards européens dans toutes les sphères du développementsocial et économique du pays. Il y a un domaine dont le peuple bulgarepeut être particulièrement fier : le patrimoine culturel. Pour assurer le succès dela muséologie bulgare après le passage à une économie de marché, une nouvelleloi visant la protection des monuments et des musées doit être promulguée. Lalégislation nationale actuelle, qui date du 11 avril 1969, contredit la dynamique dela situation actuelle du patrimoine culturel
Dans un petit pays comme la Bulgarie, qui connaît un soutien de l’État décroissant,les partenariats public/privé et les donations promues par l’excellent codede déontologie créé pendant la Renaissance bulgare aident les musées à préserverle patrimoine culturel, qui fait partie intégrante de l’identité nationale.